Projet en cours

Enfants démunis de Iharana Andranomalaza – Madagascar

Cette année, notre association va apporter son soutien financier à un projet d’acquisition de terrains et de matériaux dans le village de Iharana Andranomalza, à Madagascar.

Ce projet, mené par l’association MITSINJO, a pour objectif de favoriser l’éducation et la nutrition des enfants les plus démunis.

L’impact de la maladie Coronavirus a mis en grand danger la vie des familles. Cette aide financière qui permettra à plus de 100 enfants issus de 50 familles d’aller à l’école et de recevoir chaque jour un repas équilibré, luttera contre la malnutrition et permettra la scolarisation des enfants.

En proposant aux parents très défavorisés de devenir propriétaires de terrain qu’ils pourront transformer en rizières, nous permettrons aux habitants de nourrir leurs enfants et travaillerons ainsi à la sensibilisation et l’incitation à les envoyer à l’école afin de les faire bénéficier des bienfaits de l’étude, de leur permettre d’acquérir des savoir-faire et des savoir-vivre, de réduire le taux d’analphabétisation, et surtout de donner aux familles la chance de mener une vie digne et responsable. 

         

Le village de lharana Andranomalaza est situé sur l’île de Madagascar, à 140 km de la ville d’Antananarivo, à 19 km à l’Est d’Ambohimandroso qui est le marché local, sur la route RN7, en zone enclavée, sur les hauts plateaux, particulièrement pendant la période des pluies. Il compte environ 300 habitants, soit autour de 50 familles, dont 180 sont des enfants âgés de 1 à 14 ans. Il ne dispose pas de l’électricité. L’eau est fournie par une source.

     

On n’y trouve aucun centre médical, même pas une pharmacie, et surtout pas de centre de santé de base (CSBII), c'est-à-dire que lorsqu’on est malade, il faut marcher très loin pour accéder au centre médical ou pour acheter des médicaments. Il y a une petite école primaire publique dans le village et le collège d’Enseignement Général se situe à 9 km. Le lycée se trouve dans la grande ville d’Ambatolampy qui est à 30 km du village ; malheureusement qu’il n’y a que 10% des enfants qui suivent le parcours scolaire pour y arriver.

Les villageois vivent de l’agriculture et de l’élevage mis à mal par le changement climatique et des catastrophes naturelles. L’insécurité règne à cause du manque d’éducation qui frappe directement les enfants et adolescents.

   

En raison des différents problèmes dans ce village, les parents aux très faibles revenus se trouvent donc face au dilemme du choix entre école et nourriture. 60 % des enfants de moins de 10 ans ne sont pas scolarisés. Parce que leurs parents favorisent l’alimentation, ils ne peuvent payer scolarité et matériel, 60 % des enfants de moins de 10 ans ne sont pas scolarisés. La faible fréquentation scolaire et le taux élevé d’abandon expliquent qu’il n’y a que 40% des enfants qui terminent l’école primaire.

Les enfants de 11 à 17 ans sont obligés de travailler aux champs pour aider leurs parents ou vont en ville pour trouver du travail, surtout les filles qui sont employées comme domestiques. Ils n’auront pas accès plus tard à d’autres emplois en raison de leur manque de formation.

    

D’autre part, de plus en plus d’enfants souffrent de plusieurs formes de malnutrition ou de sous-alimentation.

Les maladies diarrhéiques liées à l’insalubrité et à l’absorption d’eau non potable, à l’insalubrité des latrines sont également fréquentes. Les enfants de moins de 5 ans sont les plus vulnérables avec un taux de mortalité de 4.1% ce qui reste un chiffre important. Sans aucune infrastructure médicale, les habitants n’ont donc pas accès aux soins de base. Plus qu’un quart des femmes deviennent mères pour la première fois entre l’âge de 14 à 19 ans, ce qui entraîne de graves problèmes de santé au moment de l’accouchement. Car le manque d’éducation qui avait déjà existé auparavant, oblige les jeunes à se marier trop tôt, à l’âge de 15 ans. Les parents encouragent les mariages pour réduire les dépenses du foyer. Ils pensent que c’est la meilleure solution pour se débarrasser facilement des problèmes existants. En raison de l’importance de la mortalité, une famille peut accueillir des orphelins et compter jusqu’à 10 à 12 personnes vivant sous le même toit, sans scolarisation des enfants. L’éducation est donc grandement remise en question la plupart du temps.

Nous pensons que les élèves qui ont accès à l’école et à l’éducation pourront ensuite exercer une influence dans leur entourage, en particulier au sein de leur famille et sur leurs cadets. Cela peut permettre de réduire la pauvreté en offrant l’opportunité de formations à des métiers intéressants pour eux et pour la société, mieux rémunérés et donc capables de hausser leur niveau de vie.

    

"Nous espérons, en trois années, pouvoir changer les réalités économiques,  les mentalités des parents et donner l’opportunité de l’école à une majorité d’enfants, protéger leurs droits à l’éducation en les retirant de toute forme de travail s’ils n’ont pas l’âge légal de travailler.

Nous souhaitons, de plus, lutter contre l’extrême pauvreté et développer ce village et aussi notre pays en l’ouvrant au respect de la nature par une formation à la culture respectueuse de l’environnement.

Nous voulons accompagner les familles, cellule de base de la société. Votre soutien nous est indispensable et nous vous en remercions par avance."

Randriamitantsoa Andoniaina - Président de l’Association Mitsinjo  

Projets soutenus

Association Enfants pour Demain
La Métairie
43220 Saint-Jeures
enfantspourdemain@laposte.net
+33 6 98 89 11 96

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