L’association

Voici l'histoire de rencontres... Des gens ordinaires qui croisent le chemin de gens un peu moins ordinaires qui ont décidé d'ouvrir leur cœur, leurs bras et leur tête aux enfants sans avenir, ceux qui, du fait du hasard de leur naissance dans des milieux de grande pauvreté, n'ont pas accès à l'éducation...

C’est pour les enfants pauvres du Brésil que l’Association « Enfants pour Demain » a été constituée à Cherbourg et sa création est parue au Journal Officiel du 12 mai 2007.

Elle avait pour objectif de soutenir l’action d’Anne-Marie CROSVILLE, originaire de Bricquebec dans la Manche. Installée au sud du Brésil, dans la banlieue de Porto Alegre depuis plusieurs années, elle poursuivait inlassablement l’oeuvre entreprise avec son ami Luiz ITAMAR, décédé rapidement après leur installation au milieu d’un quartier très défavorisé de Cachoeirihna. De nombreux enfants fréquentaient le centre Luiz ITAMAR qui était un lieu de rencontre et d'accueil pour ces gamins de la rue. On y apprenait à vivre ensemble, petits et grands, à s'entraider, à dialoguer. Il était un lieu d’espérance au milieu de misère et violence car les enfants s’y sentaient « en famille ». Encadrés par des professionnels, ils organisaient eux-mêmes leurs activités artistiques, manuelles, sportives, et recevaient un suivi scolaire.

Depuis sa création en 1989, le Centre avait fonctionné avec le soutien de l’association française Villa Fatima, fondée dans le Cotentin par les amis et proches d’Anne-Marie désireux de l’accompagner dans sa détermination à aider les plus pauvres. A la suite d’un séjour d’une quinzaine de jeunes et adolescents de la Manche dans le centre, est née l’association Enfants pour demain qui est venue appuyer le travail de Villa Fatima. Alors que cette dernière s’attachait à assurer financièrement le fonctionnement du centre (salaires, frais d’électricité, d’eau, alimentation…) Enfants pour demain a pris en charge pendant huit ans la collecte de fonds destinés à des projets éducatifs au service des enfants. C’est ainsi qu’a été créée une classe maternelle accueillant 60 enfants non scolarisés jusque-là de deux niveaux d’âge répartis entre le matin et l’après-midi (aménagement, mobilier, matériel pédagogique, salaire des deux enseignantes). La cour du centre a également été équipée et toute la décoration des lieux a été effectuée sous forme de projet imaginé par les enfants aidés d’un artiste et d’un peintre professionnel. Sorties scolaires, ateliers d’expressions artistiques ont pu ainsi fonctionner pendant plusieurs années, donnant à des centaines d’enfants pauvres un lieu d’accueil pour apprendre mais aussi être écoutés et accompagnés.

Lors de leur dernière visite, les membres de l’association ont constaté que ce petit endroit où la vie était devenue agréable avait bien grandi ! Entretemps la scolarité systématique des élèves s’étant peu à peu instaurée au Brésil, le centre était devenu un lieu de rencontres, un centre social reconnu et financé en partie par la Municipalité où se retrouvaient, se formaient enfants, jeunes et familles du quartier. Les deux associations pouvaient donc, peu à peu, passer la main. Nous avons progressivement diminué notre aide financière qui s’est définitivement interrompue à la date très longtemps à l’avance annoncée du 31 décembre 2014.

Il a fallu décider du devenir de notre association. Nous étions douze donateurs permanents conscients que ce sont l’école et l’accompagnement éducatif qui éradiqueront la pauvreté. Le choix a été acté de ne pas mettre la clé sous la porte et de soutenir modestement d’autres projets de par le monde à destination de l’éducation des enfants les plus pauvres. Un changement de région (l’association a quitté la Manche pour s’installer en Haute-Loire) et un fonctionnement différent ont marqué en 2013 la vie de notre association. Hélas, les zones d’extrême pauvreté ne manquent pas sur notre Terre : des centres accueillant les enfants sans soutien matériel à Madagascar, au Rwanda, aux Philippines ont alors pu bénéficier de notre aide.

Mais celle-ci s’avère bien trop infime au regard des besoins si lourds. Nous avons donc décidé de passer à la vitesse supérieure. « Enfants pour Demain » a envie de grandir pour pouvoir apporter dans ces endroits du monde où l’immense pauvreté empêche tout espoir de changement de vie ce cadeau venu de France qui peut rendre le rêve réalisable : une année de nourriture pour que les enfants puissent penser à autre chose qu’à manger, un bâtiment pour installer une école ou un atelier, une année de scolarité et d’équipement pour des dizaines d’écoliers, un bus plein de livres et de matériel pour apporter l’envie d’apprendre là où l’école n’existe pas… Conscients que la charge est lourde mais qu’à beaucoup elle ne pèse plus, nous cherchons aujourd’hui au moins une centaine de citoyens solidaires du monde ayant l’envie de faire changer les choses dans la réalisation concrète d’actions de développement et d’accompagnement des plus faibles et des plus démunis. Donnons aux enfants, les adultes de demain, ces ballons d’espoir qui les aideront à soulever le monde !

Dominique, notre illustratrice, a créé ce beau dessin pour symboliser la progression des « investissements » dans notre association. Chaque fois qu’une personne s’engage à verser 10 euros par mois pendant un an, nous colorions un ballon. L’objectif suprême est d’atteindre les 100 dons récurrents de 10 euros au service des enfants. Osez la mise en place d’un virement de votre compte sur celui de l’association et « allumez » votre ballon !
Certains donateurs, désireux de s’engager sur cette démarche, ont préféré nous adresser un chèque ou un virement global. Nous mettrons en couleur un ballon pour chaque don de 120 € ou plus, et autant de ballons que le don comportera ce montant…
100 ballons pour un avenir plein d’espoir ! 10 euros, c’est peu et c’est énorme… Ajoutez votre bouffée d’hélium pour faire s'envoler quelque part un destin d'enfants !
Voici notre ciel aujourd’hui… (mai 2018). Il ne présente que les dons réguliers mensuels de 10 euros. Nous avons retiré du dessin précédent tous les ballons correspondant aux dons ponctuels de 120 euros et plus de l’année 2017  et n’en avons pas encore eu cette année… Objectif atteint à 45 % ! Pas mal en une année… ! Mais à tous, nous pouvons faire mieux. Quelques minutes suffisent pour adresser à votre banque la demande de versement et le RIB de notre association que nous tenons à votre disposition.
Mille brindilles font un nid… 100 dons font la réalisation d’un ou deux projets par an ! Enthousiasmant, non ?

Ah ! Une précision d’importance ! Tout l’argent rassemblé avec les dons, les ventes, les opérations de toutes sortes… par notre association est intégralement reversé aux projets d’éducation des enfants. Tous les acteurs sont bénévoles, ceci est une règle de base. Oui, outre les frais bancaires et l'abonnement au site, l’argent est INTÉGRALEMENT reversé ! Chaque euro donné est réinvesti dans l'éducation des enfants. Les comptes sont à votre entière disposition…

Laetitia DANJOU – Association WAYRURU – Pichari – Pérou

Buenos Días con todos!

Je suis Laetitia, j’ai grandi en Haute Loire (43) au Puy-en-Velay, avec cet intérêt pour les voyages et l’envie de découvrir le monde et d’autres cultures. C’est ainsi que, après la visite de différents pays et cultures, j’ai atterri à Ayacucho (Pérou) pour un projet « marionnettes » avec les enfants d’un orphelinat.
A 5 h de route d’Ayacucho (ce qui représente : la valle d’à côté à l’échelle du Pérou !!) se situe Pichari , une ville de la « haute jungle » à 500 mètres d’altitude, porte d’entrée de la forêt Amazonienne... C’est dans cette magnifique vallée que j’ai fait la rencontre du peuple Ashaninka, grâce à Gerald (aujourd’hui mon mari !) qui connaissait les habitants d’une communauté Ashaninka pour y avoir vécu plusieurs années. C’est avec le « gran Curaca » Amadeo Barboza Quishishate et son immense famille que j’ai découvert petit à petit l’univers Ashaninka, ses croyances, coutumes et habitudes de vie

L’association Identidad Cultural Wayruru s’installe alors dans la selva et commence ses projets et actions de soutien culturel dans les environs de Pichari, plus particulièrement auprès des populations Ashaninka. Après quatre années d’observation et d’échanges avec les familles de différentes communautés Ashaninka de la vallée, je note de nombreux problèmes sociaux importants. Le nombre de personnes analphabètes et les conséquences de l’illettrisme et surtout du manque de scolarisation sur leur bien-être social (abus d’autorités, expropriations, marginalisations, maltraitances, discrimination…) me touchent profondément.

Lors d’une visite à ma famille en France, j’ai la chance de pouvoir échanger mes expériences et motivations avec Françoise Jacob (présidente de l’association « Enfants pour Demain »). C’est là que tout commence… le rêve pourrait-il donc se réaliser ???

De retour au Pérou, je précise mes idées et formule le projet avec l’aide des membres de l’association Wayruru et amis locaux. Et la bonne nouvelle ne tarde pas à arriver : « Enfants pour Demain » accepte et financera notre projet qui s’appellera : « Libro Combi ».
Et c’est parti… l’aventure commence, on achète le combi, on répare, on peint, on aménage… C’est après plusieurs mois de patience et de dévouement notre « outil pédagogique » prend forme. Nous voilà « pros » en mécanique et menuiserie !!! Un immense merci à Gerald qui a donné beaucoup de temps et d’énergie pour l’accomplissement de cette étape clé ! 
C’est alors que la « pêche » aux donations et sponsors locaux commence… Ce qui n’est pas gagné vu le « grand » (ironie) intérêt qu’ont les autorités locales pour l’éducation et les Ashaninka ! La réponse récurrente est : « Nous pourrons t’aider seulement une fois le projet commencé et mis en place ». Le premier contact est donc fait, je programme une deuxième visite pour dans quelques mois avec photos et expériences à l’appui.
Fin mars je commence donc mes premières visites, avec un matériel de base, aux cinq communautés les plus accessibles autour de Pichari, du lundi au vendredi (une communauté par jour). Au début je suis un peu hésitante face à la timidité et à la méfiance des enfants qui ne savent que penser de cette « gringa loca» qui vient leur raconter des histoires… Mais quel réconfort de sentir petit à petit la curiosité et le réel plaisir des enfants et jeunes à jouer, apprendre et à échanger autour de thèmes divers et variés…

C’est un bon début, le projet continue et va évoluer selon les envies et besoins des enfants. Je m’adapte et essaie de trouver les intérêts et les talents de chacun d’eux afin de pouvoir les développer au mieux ! « Enfants pour Demain » nous soutient pour les premiers neufs mois de tournées, mais le projet ne s’arrêtera pas là… je suis confiante, nous trouverons des soutiens locaux, nationaux ou internationaux pour pouvoir continuer le défi qui ne fait que commencer…

Un merci à tous pour votre attention et soutien moral, financier ou autre…

Merci à mes chers parents qui me soutiennent malgré la distance, et pour finir comme le dis la chanson de Violetta Parra :

« Gracias a la vida que me ha dado tanto »

Les témoignages

Anne-Marie Crosville

Fondatrice et responsable du Centre d’accueil d’enfants de la rue Luiz Itamar à Cachoeirinha – Brésil

« …Je veux vous dire toute ma joie de la solidarité fraternelle qui a permis à tellement d’enfants et de jeunes défavorisés de retrouver leur dignité et pour beaucoup de construire une famille ouverte à un avenir meilleur. Un très grand merci du fond du cœur à l’association « Enfants pour demain » ! Quel beau chemin parcouru ensemble au-delà des distances… Vous avez osé l’Amour et la Confiance, c’est un pari réussi. Le Centre Luiz Itamar prend peu à peu son envol et continue d’être une référence dans la municipalité de Cachoeirinha. Merci vraiment de m’avoir aussi personnellement soutenue pendant toutes ces années !».

Teresita E. Manguerra

Responsable de l’association BATANG MEKONG – Décharge d’Inayawan – Cebu – Philippines

« Je vous remets un exemplaire de notre nouveau budget en fonction des fonds que vous nous avez envoyés pour les enfants. Merci beaucoup. Nous sommes très heureux de cette augmentation car nous pouvons maintenant aider les enfants souffrant de malnutrition, y compris être en mesure de leur donner du lait et autres nécessités chez eux. Nous avons également commencé à fixer le Balay Bantayan ou les maisons où les enfants restent pour la journée. Nous avons également augmenté le budget pour leur alimentation quotidienne de sorte que maintenant nous fournissons des oeufs et des fruits chaque semaine.
Veuillez transmettre aux donateurs nos sincères remerciements pour toute l'aide qu'ils apportent à nos bénéficiaires. Merci ! »

Delphine Razafimbazaha

Centre de développement – Soanierana-Ivongo – Madagascar

« Nous espérons que vous êtes en bonne santé. Nous, nous allons bien. J’ai bien reçu la somme de 1 300 euros que vous m’avez envoyée. Je vous remercie beaucoup pour votre collaboration et l’aide pour les jeunes de Madagascar surtout les jeunes brousse... Je renouvelle mon merci à toutes les personnes qui ont bien voulu faire confiance et apporter leur soutien. »

Florida Mukarubuga

Responsable de l’association AMIZERO - Kigali – Rwanda

« Cet argent nous l’utiliserons judicieusement en ayant conscience que tant qu'il y a l'amour du prochain, la solidarité et la générosité il y a l'espoir, la vie. Encore une fois, grand merci. »

Ils gèrent l’association

 

Françoise Jacob - Présidente et Secrétaire
Joëlle Brottes - Trésorière

Céline Chauvet, Françoise Guibert, Joseph Guibert, Jean Jacob - Membres du Conseil d'Administration

                                                                                                                                   

Association Enfants pour Demain
La Métairie
43220 Saint-Jeures
enfantspourdemain@laposte.net
+33 6 98 89 11 96

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